Pico plume
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Je n’ai jamais beaucoup aimé l’ambiance « cour de récré ».

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Il y a les populaires.
Il y a ceux qui les courtisent.
Il y a les geeks.
Il y a les outsiders…

Tu dois te positionner dans ce monde. Si tu ne le fais pas, les autres le feront à ta place.

Ta valeur dépend de ton nombre d’amis. Ou du nombre de tes conquêtes.

Chacun cherche à garder sa place. Ou à prendre celle du plus fort.

C’est un jeu auquel on est forcé de jouer. Aucun échappatoire.

Et quand on termine enfin ces 20 pénibles années d’adaptation forcée et de bonheur par procuration…

On continue.

On continue au travail. Ambiance messes basses, complots, coups tortus et effet de meute.

On continue entre amis. Ambiance « qui sera le premier casé, qui fait les plus grosses fêtes, qui gagne le plus à 30 ans ».

On continue sur les réseaux. Ambiance « qui fais le plus de soirées, qui part le plus en vacances, qui a les plus gros abdos ».

On gagne des likes, des félicitations factices, et des petites médailles en chocolat.

On est fier d’être devenu quelqu’un.

Quelqu’un pour les autres.

Pour ses parents, pour ses amis, pour la fille qui ne voulais pas sortir avec nous en CM2, pour ses potes d’enfance, pour le vigile de chez Franprix qui nous a mal regardé…

Pour leur prouver.

Pour leur dire : « Je. Suis. Meilleur. Que. Toi. »

Parce que, comme quelques années avant dans la cour de récré, on a besoin des autres pour savoir ce que l’on vaut.

Alors on cherche chaque jour notre bonheur dans les yeux de ceux que l’on veut impressionner…

Et bien sûr, on ne le trouve pas.

Et si on pouvait s’extirper de cette mascarade ?

Si on pouvait arrêter de voir les autres comme des rivaux ?

Si on pouvait commencer à s’occuper de son cas ?

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